Mon enfant est DYS : du choc du diagnostic à la victoire, notre parcours de parents
- dys.ifferents
- il y a 1 jour
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Il y a de cela encore quelques années, je me souviens des difficultés que j’ai rencontrées tout
au long de la scolarité de mon fils.
Ça a commencé en maternelle. Je voyais bien qu’il y avait quelque chose de différent chez lui. Il
était très éveillé, a commencé à s’exprimer clairement très tôt, il était vif et habile. Pourtant, son
institutrice m’a conseillé de faire une batterie de tests chez une neuropsychologue car il n’était
pas doué en graphisme. Le test n’a rien révélé d’anormal.
Nous avons alors continué en errance : consultations chez le kinésiologue, ostéopathe
émotionnel, graphothérapeute, etc.
Jusqu'en deuxième primaire, lorsque son institutrice m’a demandé de consulter une logopède,
persuadée qu'il était porteur de dyslexie.
Le choc du diagnostic : quand le ciel nous tombe sur la tête
Lorsque nous nous sommes rendus chez la logopède pour avoir les résultats, le ciel m’est
tombé sur la tête ! Le diagnostic révélait qu'il était non seulement dyslexique, mais également
dysorthographique et dyscalculique.
Autant vous dire mon désespoir, surtout dans une société qui ne jure que par la réussite
scolaire. Pour moi, sans études, c’était l’échec assuré. J’ai été « biberonnée » à ce paradigme.
Je ne savais pas à cette époque que l’école n'est qu'une infime partie de la construction d'un
enfant.
Je suis rentrée dans un combat perdu d’avance, voulant contrôler à tout prix la réussite de mon
fils. Tout était bon à prendre : formation aux pédagogies actives (Freinet, Montessori...), achat
de matériel sensoriel, casque anti-bruit, inscription aux méthodes de calcul mental japonaises...
Je me suis éparpillée, épuisée, j'ai dépensé beaucoup d’argent... pour zéro résultat.
La vraie prise de conscience : chaque DYS est unique
Ensuite, j’ai compris une chose essentielle : chaque DYS est unique. Il n’y a pas de mode
d’emploi tout fait. Il faut apprendre à connaître son enfant, écouter ses besoins, analyser sa
méthode de travail et de mémorisation, puis adapter l’accompagnement à ses traits uniques.
Ce qui a marché avec mon fils – et c’est toujours le cas –, c'est de :
Fractionner et épurer la matière.
La structurer et la synthétiser sous forme de schéma mental afin qu’il puisse
photographier l’ensemble du chapitre sur une simple feuille A4 avant de commencer à
étudier.
Faire des liens qui racontent une histoire.
C’est de cette façon que j’ai travaillé avec lui durant toutes ses primaires. Son institutrice de
6ème ne croyait même pas en lui ; elle le conditionnait et m’avait prévenue qu’il allait rater son
CEB. Grâce à la méthode que nous avons développée ensemble, non seulement il a réussi
son CEB, mais également son CE1D !
Il est actuellement en 4ème secondaire en option sciences. On sait déjà que ça va être une
année de combat. Mais j'ai compris une autre règle d'or : fixer de petits objectifs et avancer
petite victoire après petite victoire.
Un message de soutien et d’espoir
Je voulais également vous apporter mon soutien et mon espoir. L’annonce de ces troubles a été
un choc sur le moment, mais avec le recul, nous n’en avons tiré que du positif.
J’ai appris à découvrir les vraies qualités et compétences de mon fils, et je l'ai soutenu pour qu’il
les développe – ce qui aurait été impensable pour moi auparavant. J’ai également découvert
qu'il existe des intelligences multiples qui ne rentrent pas toujours dans le moule scolaire,
mais qui sont des compétences majeures aujourd'hui, notamment pour réussir dans
l'entrepreneuriat.
Bon, j’ai encore beaucoup de choses à vous partager, mais je ne voudrais surtout pas que cet
article devienne trop long et ennuyeux.
Et vous, où en êtes-vous dans votre parcours ? Dites-moi en commentaire si vous voulez
que je développe davantage mon expérience.
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